Sans exagérer, en ayant affranchi ce premier pas je me suis levée de bon pied ce matin; si ce n'est que je me suis couchée trop tard ...
Alors ce matin je me suis réveillée tard et nous avons dû courir encore une fois, en me retenant de ne pas la presser parce que ce n'est vraiment pas de sa faute.
Voyez-vous, j'écris mais je ne sais pas qui est de l'autre côté de cet écran, si ça se trouve il n'y aura peut-être jamais personne vraiment, mais l'idée que vous êtes là m'aide à débrouissailler.
Ce blog aussi naît suite a une crise, même si les faits me rapporte 20 ans en arrière il y a 2 semaines je l'ai revu, le Monstre.
Et j'ai ressenti comme jamais la nécessité de vouloir expliquer.
Mon rêve le plus cher?
Être lue par Elle ou Lui qui passe par Ça.
Mais c'est un rêve, moi-même j'aurais vécu Ça à l'ère du blog, je ne crois pas que j'aurais eu le réflexe de cliquer ces mot-clés.
Mais peut-être une Mère, un Père, un Professeur ou quiconque peut sauver une âme en ce moment me lit et j'en serais bien satisfaite.
Je sais, mon histoire n'est plus aussi intéressante, les effets médiatiques sur ce sujet passent comme un ouragan, faisant quelques dégâts surtout aux concernés puis les gens se fatiguent d'écouter ce qu'ils ne peuvent pas s'expliquer. Le tabou revient en force comme un vernis protecteur, il y a une limite au voyeurisme tout de même!
Et puis il ne faut pas oublier que ce n'est pas l'unique crise sociale aberrante.
Quoique je me suis souvent demandé, pourquoi ces Monstres courent de si grands risques s'ils se font incarcérés, ici comme partout ailleurs. Quel est le degré de leur Monstruosité que même un assasin sentirait le besoin de le juger et condamner?
Mais bon, c'est vrai qu'il faut humaniser ces Inhumains, chercher une explication afin d'arrêter leur prolifération; mais ne m'en veuillez pas si je paralyse lorsque j'entends les psy parler de "leurs souffrances", je n'en suis pas du tout à ce stade là. Et ce même si j'ai mes études en psycho.
Si vous me voyez vous ne croireriez peut-être pas tout ce que je raconte mais c'est Là. Vous me croiserez peut-être sans jamais en douter. Et c'est très bien comme ça.
Je suis passée maître dans l'art de feindre, comme vous aussi certainement en cette époque narcissique où tous devont être parfaits; mais je crois que par la force des évènements, je suis (nous sommes) une coche au-dessus sur l'aspect paranoïde.
Ce n'est pas un secret ce que je veux raconter, ce n'est plus un secret malheureusement. Vous voyez, c'est une arme à double tranchant, pour commencer la 'guérison' on doit en parler puis une fois parlé il n'y a plus de contrôle sur ce qu'on fera, jugera ou pensera de ton histoire.
Après mon dévoilement assez catastrophique il y a 10 ans, j'ai commencé à le crier sur tous les toits ou presque à qui voulait bien entendre mais aussi à ceux qui ne le voulaient pas. Je ne pensais pas que je pouvais déranger, je croyais que tout le monde comprendrait tout et tout de suite... Jusqu'à ce que certains regards deviennent plus lourds à porter; je me suis sentie encore une fois dans la mire castatrice.
Aujourd'hui je regrette d'avoir cru que je me libérais de la culpabilité, rien de plus faux.
Je ne suis pas coupable et je dois me comporter comme si je l'étais.
Avec à l'appui, des résultats aux tests de structure psychique assez troublants. Depuis, je déteste ce regard piteux mais je ne veux blâmer personne, c'est souvent trop loin de nous-mêmes ou trop difficile à comprendre.
Alors j'assume que cette blessure invisible restera contre mon gré et ceux de mes chéris; même si je n'en parle plus en public, c'est toujours Là comme mes yeux et mes deux bras.
Bon et bien je vous laisse, chers et chères invisibles, je dois vaquer à mes occupations. Parce que même si je n'ai pas d'emploi rémunéré j'ai tout de même des obligations.