Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 20:48
Bon et bien j'ai entamé une thérapie comme je devais...
Je laisserai le sujet pour une autre fois.

Aujourd'hui j'ai seulement envie de dire que je ne veux pas aller voter et que ça me mets dans tous mes états entendre dire dans les médias que si on ne vote pas c'est par paresse politique et que nous ne gardons pas de droits pour réclamer après.

Je crois à un semblant de démocratie et je vais voter d'habitude (même si on sait bien que les partis qui aparaissent sur les bulletins de vote sont ceux qui ont réussit à avoir une plus longue liste "d'amis du parti") .

Depuis 5 ans, ça doit faire au moins 4 ou 5 fois que j'exerce mon droit de vote.
Les résultats pointent à un gouvernement minoritaire, alors non contents, on nous ramène en élections.
"Cette fois-ci par exemple pensez-y bien, nous voulons que vous nous donniez la majorité."

Ne pas aller voter sera ma voix aujourd'hui, parce que j'ai le droit d'être mécontente et de me sentir manipulée par un groupe elitiste de politiciens.

Et je me garderai quand même mon droit de réclamer, parce que si je ne vais pas voter c'est seulement parce qu'ils ont abusé du système jusqu'à ce que beaucoup perdions confiance en cette démocratie.
Je comprends maintenant la grande quantité de personne qui ne votent pas depuis longtemps.

Si tout d'un coup on se décidait de ne plus voter pour créer un autre moyen d'élire nos dirigeants?

C'est tout pour aujourd'hui.

Note à part:
Il paraît que pour que ton blog soit lu,  il y a des trucs de marketing maintenant...
Voilà que les  blogs sont devenus un médias de plus, celui qui va à la foire du marketing  gagne.
Par V.A.S - Publié dans : élections Québec 2008, droit de vote - Communauté : se facilité la vie
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 17:06
Bon, les démarches ont abouti.
Demain je verrai un psy
Pour ce qui est d'un médecin, il faut que j'oublie. Ce n'est pas assez grave, ce n'est pas une urgence
et après visiter 5 cliniques je me suis dit... "Est-ce que ça vaut la peine d'insister pour qu'un médecin me voit aujourd'hui?"

Je dois continuer à travailler.
C'est vraiment une drôle de sensation de parlez à une salle complètement vide.

Par V.A.S - Publié dans : opinion, blog - Communauté : abus sexuels et conséqences
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 08:42
...la rage qui donne la migraine et qui m'étourdie.
Quel est le mot plus grand que "rage"?
Tout d'un coup cet espace viens m'apaiser et les questionnements de l'autre jour
perdent leur sens.
Je ressens le besoin d'écrire (Point à la ligne)

Nous voilà encore après une chicane de ménage...
mais pas une typique chicance de couple, non.
Encore un "acting out" comme diraient les psys.

Je perds le contrôle, la rage me summerge dans je ne sais quel océan menaçant.
Si menaçant en fait que la seule issue possible est la mort.
Mais voilà que cette fois j'ai un grand frein, mes enfants.
Puis-je les laisser seuls après avoir pris la décision de leur montrer le monde?
Après avoir aimé, peut-on partir sans donner d'explications?
Quelle explication les consoleraient?

Je ne peux donc pas prendre cette issue qui semble si attrayante.
Je cherche rapidement une autre issue... mon blog!
Prendre quelques minutes pour évacuer...
Mais malheureusement je sens que cette fois, ce ne sera pas suffisant.
C'est d'accord.
Je ne nierai plus ce qui semblait évident depuis trop longtemps: je vais consulter.

Je ne peux rien craindre des psys, c'est ce que j'ai étudié et je crois en leur travail.
Ce n'est pas la peur du "qu'en dira-t-on", ni non plus mes défenses qui m'ont retenue de consulter.
Ce n'est que la RAGE.
C'est la colère qui m'envahie, parce que je ne le vis pas comme MON problème mais le SIEN.
C'est lui le dérangé qui n'a mis aucun frein à ses pulsions perverses et narcissiques.
C'est lui qui a gâché mon existence.

Il y a un an, nous nous sommes séparés avec mon conjoint,
en fait pour être plus juste, je l'ai séparé.
Il devenait trop menaçant, il ne comprenait rien à mon mal-être
et ne me donnait pas assez d'attentions.
L'impression d'être abusée revenait me hanter.
Et le culpabilisant de tout je fermais les yeux sur Ça,
donc je l'ai mis à la porte (après un autre "acting out").

Puis dix mois ont passés, nous n'avons jamais pu vraiment coupé nos liens
et non seulement pour les enfants, mais parce que l'attirance et le besoin étaient là.
Notre phare comme je l'appelle, continuait à se pointer à l'horizon.
Donc après mûres réflexions, nous sommes arrivés à la conclusion
que si les choses avaient mal tournées c'était dû aux circonstances.

C'est comme ça qu'après dix mois je lui ouvre la porte et attends s'il veut entrer.
Il entre. D'accord!
"Tout va pour le mieux", "le pire est passé" et nous nous tournons confiants
vers un avenir plus prometteur avec nos deux enfants.
Puis arrive le jour de la sentence. Quelle sentence?

Il y a 3 ans, j'ai enfin déposé la plainte contre le Monstre.
Mais ce n'est qu'il y a 3 semaines que le jour tant espéré arrive,
nous allons savoir combien il devra payer...
Mais comble du malheur, notre séance est réportée
et au lieu de passer les premiers, nous ne passons qu'à la fin de la journée.
Ne donnant pas le temps au Juge de décider.
Reporté jusque dans 3 mois.
Et moi qui ai joué toute la journée au chat et à la souris,
ne pouvant le sentir à moins de 3 mètres de moi et le dos tourné. Une chance que ma mère est là.

Et puis le redémarrage dans ma tête, il est bien vivant ce fantôme monstrueux qui me hante.
Il a une voix, un corps, une femme et des enfants.
Je paralyse puis la peine m'envahie en l'écoutant demander clémence
alors que ça lui a pris plus d'un an pour se déclarer coupable.
Mais devant le Juge, il pleure et demande pardon.
Le Monstre tout d'un coup s'humanise et comprends qu'il m'a cassée en deux.
Il demande grâce pour ses filles (l'aînée à l'âge que j'avais lorsque Ça est arrivé),
et prie Monsieur le Juge d'être compréhensif envers elles,
car elles ne sont pas coupables et que s'il doit aller en prison,
elles paieraient injustement.

Et la compréhension pour moi il y a 20 ans?
Le respect pour Eux?
Ma vie bousillée aux aurores de l'adolescence...
Mais moi oui, moi je pouvais payer injustement.

20 ans ont passés et je fige encore,
j'en arrive même durant quelques secondes à lui pardoner.
J'ai presque l'impression de devoir m'excuser de le placer lui et sa famille dans une telle situation.
Parce que j'ai oublié de mentionner que sa femme aussi témoigne,
de l'admiration qu'elle a pour ce Monstre, parce qu'il a été capable d'avouer ses fautes.
Elle n'ajoute pas que seulement lorsqu'il n'a plus eu le choix dû les preuves.
Et elle pleure aussi parce que s'il doit aller en prison, c'est la mort pour leur famille.
Pour ma propre mort elle n'a eu que quelques lignes des 5 pages de textes qu'elle a préparé pour le Juge.

Et puis moi qu'ai-je à dire au Juge?
Rien, sinon lui témoigner qu'après 20 ans le Mal ronge encore,
que j'ai ma part à faire pour me libérer
mais que je suis très reconnaissante que la Justice considère les dommages.

Donc comme je vous disais, 3 mois depuis que je reviens avec Lui, tout allait bien.
Ce n'est pas une histoire à l'eau de rose, seulement un amour réel.
Tout allait bien, jusqu'à hier: cataclysme.
Je lui déverse une marée de reproches parce que nous sommes dimanche,
qu'il est fatigué et qu'il décide de se reposer ce jour-là.
Et voilà qu'il réagit mal à mon déversement et il contre-attaque.
Il ne m'en faut pas plus pour que ces pensées plus qu'obscures reviennent.

"Je veux mourir mais je ne peux laisser mes enfants sans leur mère alors,
ou bien je ne meurs pas et vit avec ce volcan intérieur pour toujours,
ou bien... CENSURÉ."

Mais oui, je pense l'inimaginable.
24 heures après je ne peux croire que c'est ce que j'ai pensé.

Pourquoi cette crise encore une fois?
Pourtant les circonstances ne s'y prêtent plus.
Alors pourquoi parlons-nous de séparation encore une fois?

Et comme venant du bout de je ne sais quel tunnel, 
n'apercevant que son ombre (il est rare que je distingue ses traits quand je pense au Monstre),
je le vois. Il est là tel un mirage.
Ce n'est pas seulement à moi qu'il cause du tort, mais à Eux aussi.

Vous penserez peut-être qu'il ne faut pas déposer son malheur sur les autres,
mais comment expliquer ce Mal?
Je ne l'ai pas cherché, je ne suis pas tombé en amour,
il m'a fait tombé;
à un âge où la seule chose que je comprenais était que c'était défendu
et que si ma mère l'apprenait, je la tuais.
Parce que je dois vous dire que le Monstre s'est beaucoup inquiété
de ne pas causer la "mort en vie" de sa conjointe.
Au moins durant le temps que Ça a duré.

De là la rage de me voir dans l'obligation d'aller consulter,
j'ai un problème qui n'est pas le mien,
et c'est moi qui dois chercher à réparer mes pots cassés (qui n'auraient pas cassés autant).

Une chose est certaine, si je n'avais pas eu le courage d'aller l'écouter ce jour-là,
je n'aurais pas pris le téléphone aujourd'hui
pour chercher à comprendre ma réaction inexplicable d'hier.

Voilà j'ai déferlé sur une foule invisible mon Mal.
Et je vais encore m'endormir trop tard, mais ça va beaucoup mieux,
Parce que vous avez raison, on ne peut déposer notre malheur sur les autres
il ne lui reste plus beaucoup d'opportunités au Monstre de m'estropier.


 
Par V.A.S - Publié dans : victime, abus sexuel, agression sexuelle - Communauté : abus sexuels et conséqences
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 05:31

À quoi ça sert vraiment un blog.

Des lignes dans une marée binaire où des millons d'idées de narcissistes blessés comme moi échuent.

Parce que c'est vrai, même pour devenir une vedette sur un blog ça prends des "plogues".

Ça fait deux jours que je suis au lit, grippée comme jamais... ce qui m'a permis de réfléchir ... un blog?

Est-ce que ça change quelque chose?

Je ne ferais pas mieux de dirigée ces énergies vers ce qui portera fruit?

Parce qu'entre vous et moi... un blog c'est quoi. Ça donne naissance à quoi.

À des écrivains méconnus? À des vedettes de télévisions?

La "masse blogueuse" en ce moment m'engloutie

Une fois que l'espoir de devenir moins anonyme s'estompe... c'est comme la loterie, est-ce que ça vaut la peine passer toute sa vie à rêver de la gagner?

Bien oui j'ai été abusée, et puis? Qu'est-ce que ça change sur ces effets d'avoir un blog ou pas.

Je savais que je pouvais  désenchanter, de ne plus y trouver de pertinence; surtout parce que je veux être lue mais sans plus d'effort, autant demander une belle plage de sable blanc au Groenland.

 

Je crois que je ne file pas pour être drôle aujourd'hui, mieux vaut me taire ou plutôt arrêter mes doigts.

Par V.A.S - Publié dans : opinion, blog
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 19:26
Sélectionner : Tous, Aucun
 
 

Sans exagérer, en ayant affranchi ce premier pas je me suis levée de bon pied ce matin; si ce n'est que je me suis couchée trop tard ...
Mais pas à cause du déblogage, je suis une insomniaque assez chronique. Souvent je renonce au désir de me délasser de mes pensées et je les laisse prendre le dessus... Je fais seulement l'effort de leur donner une direction.

Alors ce matin je me suis réveillée tard et nous avons dû courir encore une fois, en me retenant de ne pas la presser parce que ce n'est vraiment pas de sa faute.

Voyez-vous, j'écris mais je ne sais pas qui est de l'autre côté de cet écran, si ça se trouve il n'y aura peut-être jamais personne vraiment, mais l'idée que vous êtes là m'aide à débrouissailler.
Je me sens tellement peu originale, mais est-ce bien important ?
Ce blog aussi naît suite a une crise, même si les faits me rapporte 20 ans en arrière il y a 2 semaines je l'ai revu, le Monstre.
Et j'ai ressenti comme jamais la nécessité de vouloir expliquer.

Mon rêve le plus cher?
Être lue par Elle ou Lui qui passe par Ça.
Mais c'est un rêve, moi-même j'aurais vécu Ça à l'ère du blog, je ne crois pas que j'aurais eu le réflexe de cliquer ces mot-clés.
Mais peut-être une Mère, un Père, un Professeur ou quiconque peut sauver une âme en ce moment me lit et j'en serais bien satisfaite.


Je sais, mon histoire n'est plus aussi intéressante, les effets médiatiques sur ce sujet passent comme un ouragan, faisant quelques dégâts surtout aux concernés puis les gens se fatiguent d'écouter ce qu'ils ne peuvent pas s'expliquer. Le tabou revient en force comme un vernis protecteur, il y a une limite au voyeurisme tout de même!
Et puis il ne faut pas oublier que ce n'est pas l'unique crise sociale aberrante.
Quoique je me suis souvent demandé, pourquoi ces Monstres courent de si grands risques s'ils se font incarcérés, ici comme partout ailleurs. Quel est le degré de leur Monstruosité que même un assasin sentirait le besoin de le juger et condamner?
Mais bon, c'est vrai qu'il faut humaniser ces Inhumains, chercher une explication afin d'arrêter leur prolifération; mais ne m'en veuillez pas si je paralyse lorsque j'entends les psy parler de "leurs souffrances", je n'en suis pas du tout à ce stade là. Et ce même si j'ai mes études en psycho.

Si vous me voyez vous ne croireriez peut-être pas tout ce que je raconte mais c'est Là. Vous me croiserez peut-être sans jamais en douter. Et c'est très bien comme ça.
Je suis passée maître dans l'art de feindre, comme vous aussi certainement en cette époque narcissique où tous devont être parfaits; mais je crois que par la force des évènements, je suis (nous sommes) une coche au-dessus sur l'aspect paranoïde.

Ce n'est pas un secret ce que je veux raconter, ce n'est plus un secret malheureusement. Vous voyez, c'est une arme à double tranchant, pour commencer la 'guérison' on doit en parler puis une fois parlé il n'y a plus de contrôle sur ce qu'on fera, jugera ou pensera de ton histoire.
Après mon dévoilement assez catastrophique il y a 10 ans, j'ai commencé à le crier sur tous les toits ou presque à qui voulait bien entendre mais aussi à ceux qui ne le voulaient pas. Je ne pensais pas que je pouvais déranger, je croyais que tout le monde comprendrait tout et tout de suite... Jusqu'à ce que certains regards deviennent plus lourds à porter; je me suis sentie encore une fois dans la mire castatrice.
Aujourd'hui je regrette d'avoir cru que je me libérais de la culpabilité, rien de plus faux.
Je ne suis pas coupable et je dois me comporter comme si je l'étais.
Avec à l'appui, des résultats aux tests de structure psychique assez troublants. Depuis, je déteste ce regard piteux mais je ne veux blâmer personne, c'est souvent trop loin de nous-mêmes ou trop difficile à comprendre.

Alors j'assume que cette blessure invisible restera contre mon gré et ceux de mes chéris; même si je n'en parle plus en public, c'est toujours Là comme mes yeux et mes deux bras.


Bon et bien je vous laisse, chers et chères invisibles, je dois vaquer à mes occupations. Parce que même si je n'ai pas d'emploi rémunéré j'ai tout de même des obligations.


Par V.A.S - Publié dans : abusée, agression sexuelle, philosophie pas chère
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